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L’histoire du Festival du patrimoine asiatique de Montréal

L’information suivante a été fondée sur les modèles d’héritage asiatique établis aux États-Unis en 1976 et au Canada en 1993. Le collectif du mois du patrimoine asiatique de Montréal l’a révisé en 1995 et conserve la forme originale qui indique où nous étions, où nous sommes et où nous allons.

Montréal est un centre urbain avec un environnement culturel parmi les plus diversifié au Canada et qui comprend une importante population asiatique. Cependant, la population asiatique de Montréal est composée d’une multitude de communautés, chacune avec sa propre identité raciale, ethnique, linguistique et/ou culturelle. En plus de cette diversité culturelle, les communautés asiatiques sont aussi éparpillées géographiquement à travers l’étendue urbaine de la grande région de Montréal et de ses banlieues.

Un tel environnement rend le dialogue, l’échange et la collaboration entre ces communautés très difficiles et génère de grands obstacles dans la lutte pour créer une solidarité. Les asiatiques voulant entretenir leur culture peuvent souvent devenir isolés ou pris dans leur propre petite communauté et se retrouver eux-mêmes marginaux par rapport à la grande masse. D’autres, peut-être à cause d’aliénation de leur propre communauté ou parce que la pression d’assimiler pèse plus lourdement sur eux, peuvent abandonner complètement leur communauté ou leur identité culturelle.

Les barrières à la culture dominante

Bien que le Canada ait officiellement adopté un idéal de multiculturalisme, les préjugés de longue date sur ce qui constitue l’identité canadienne restent institutionnalisés. Les images d’identité et de culture canadiennes propagées par les médias demeurent essentiellement “blanches”. Comme avec beaucoup d’autres communautés, les asiatiques ont beaucoup de difficultés à réconcilier cette image de la culture canadienne avec leur besoin d’affirmer et d’exprimer leur propre identité.

Les stéréotypes médiatiques continuent d’avoir un effet profond sur les asiatiques et les laissent avec un sentiment d’impuissance. La lutte pour établir ce sentiment “canadien” tout en prenant une grande fierté de sa culture asiatique ne doit pas être mutuellement exclusive. Ce n’est que récemment qu’elle mérite toute l’attention.

En ce qui concerne les artistes asiatiques, le grand public regroupe souvent tous les artistes de couleur et leur oeuvre de manière à ne pas reconnaître les différences de race, de classe et de culture. Vu que leur oeuvre n’est pas bien perçue par rapport aux normes arbitrairement définies de ce qui constitue la culture “blanche” canadienne, elle est exclue du grand courant de façon presque automatique.

Les barrières entre les communautés asiatiques

Historiquement, il y a eu de la réciprocité économique et culturelle entre les différentes communautés en Asie. Cependant, après leur arrivée au Canada, les diverses communautés asiatiques tendent à se fragmenter. Cet isolement résulte souvent des tentatives de s’adapter à un environnement social qui est considérablement différent de celui du pays d’origine. Par conséquent, l’interaction et le dialogue qui étaient présents hors du Canada sont sévèrement réduits et cet effet est empiré par des différences culturelles et religieuses, en plus des barrières linguistiques.

Les barrières pour les artistes non-traditionnels dans leurs propres communautés

De nombreux d’artistes asiatiques font un travail expérimental ou qui constitue une fusion de “l’est” et de “l’ouest”. Afin de faire ce type de travail, ils ont souvent été obligés de le faire en dehors de leurs communautés. Par la suite, les communautés asiatiques ne connaissent pas ces artistes, ne sont pas exposées à leur travail et ont rarement des occasions de les soutenir. Il est donc devenu impératif de faciliter la création de liens pour ces artistes dans leurs propres communautés.