Fariba Samsani qui est née à Téhéran a suivi une formation en dessin et peinture à l’École d’art Behzad, puis obtenu un baccalauréat en beaux-arts au Collège des arts décoratifs. Comme nombre de ses compatriotes, elle a quitté l’Iran après la révolution islamique de 1979. Elle décide de s’installer à Montréal où elle peut expérimenter librement sa vision de la place des femmes. En 1993, après un second baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia, elle commence à exposer ses peintures et développe une approche créative recourant au dispositif de l’installation.
L’art de Fariba Samsani aborde la thématique de la femme et de sa place dans la société. Ses premières oeuvres s’intéressent plus particulièrement à l’oppression dont sont victime les femmes et les effets psychologiques et affectifs qui en découlent. Ainsi, dans Light Bulbs (2002), elle tapisse un plafond d’une centaine d’ampoules qui sont toutes recouvertes d’étoffes noires symbolisant le tchador. Récemment, la démarche de Fariba intègre les nouvelles technologies dans ses installations pour questionner la réalité complexe de l’exil, de l’immigration, des frontières politiques et de l’opposition entre les cultures.
Depuis son arrivée au Canada, Fariba Samsani a participé à plusieurs expositions collectives à Montréal, London et Toronto et ses œuvres ont été présentées de nombreuses fois en solo, notamment dans les régions du Québec (Chicoutimi, Trois-Rivière, Québec), à Montréal (Articule, MAI, Occurrence, etc.), et au Canada (Art Gallery of Greater Victoria, Galerie du Nouvel-Ontario, Centre culturel franco-manitobain, etc.). Après l’approche plus antagoniste de ses débuts, Fariba s’est progressivement orientée vers une démarche plus didactique cherchant à privilégier un enrichissant dialogue interculturel, notamment avec ses plus récentes installations multimédias (Reframing en 2005 et Interactive Translocation en 2007). Ses œuvres originales sont des invitations à la participation active au processus créatif tout en étant des défis pour nos perceptions et nos fausses certitudes.